Overband, tambour, grille, détecteur : quel séparateur magnétique choisir ?

Une ferraille dans un broyeur, une particule de fer dans une poudre alimentaire, une canette d’aluminium au milieu d’un flux de déchets : chaque situation a son séparateur magnétique. Ce guide vous aide à repérer l’appareil adapté à votre ligne, selon la façon dont votre produit circule.

Separateur magnétique

Première question : comment circule votre produit ?

Le choix d’un séparateur magnétique commence par une question simple. Votre produit avance-t-il sur un convoyeur à bande, ou descend-il dans un conduit, en chute ou en aspiration ? Les deux cas appellent des familles d’appareils différentes, et c’est ainsi que nous avons organisé notre gamme de séparation magnétique.

Deux notions reviennent ensuite tout au long de ce guide. Les métaux ferreux, comme le fer et l’acier, sont attirés par un aimant. Les métaux non ferreux, comme l’aluminium, le cuivre ou l’inox, ne le sont pas et demandent d’autres solutions. La puissance d’un séparateur se mesure en gauss, l’unité qui indique l’intensité du champ magnétique.

Séparation sur convoyeur : capter le fer au-dessus ou au bout de la bande

Le bloc TED et l’overband DMO, les plus demandés

Le bloc magnétique TED se suspend au-dessus du convoyeur et attire les ferreux à distance. Son aimantation bipolaire, avec un pôle nord et un pôle sud, lui donne une bonne profondeur de champ. En option, un tiroir de nettoyage rapide permet de décrocher les ferreux sans avoir à les arracher à la main.

L’overband DMO reprend ce bloc TED et l’entoure d’un tapis entraîné par un moteur. Des tasseaux fixés sur le tapis évacuent les ferreux en continu, sans intervention. Ces deux appareils à aimants permanents sont moins chers et moins encombrants que leurs équivalents électromagnétiques. Ils travaillent jusqu’à 400 mm de distance.

Les électromagnétiques DEP et DEO, pour les couches épaisses et les bandes rapides

Au-delà de 400 mm, il faut passer à l’électromagnétique. Le bloc DEP joue le même rôle que le TED, et l’overband DEO intègre un DEP, comme le DMO intègre un TED. Leur champ magnétique vient de bobinages alimentés électriquement. Ils travaillent plus loin, jusqu’à 600 mm selon les modèles, et captent plus vite. On les choisit quand la couche de matière est épaisse, au-delà de 300 à 400 mm, ou quand la bande avance à plus de 2 m/s.

Le tambour DT et la poulie PM, au contact du produit

Le tambour magnétique DT et la poulie magnétique PM font le même travail, de façon automatique. Ils captent les ferreux jusqu’à 100 à 150 mm environ, mais au contact direct du produit, ce qui les rend plus performants que les appareils suspendus. La poulie PM remplace la poulie de tête du convoyeur existant. Le tambour DT se place en sortie de convoyeur ou de plaque vibrante, et peut s’installer en externe, sans toucher au convoyeur.

Plaques et pistes magnétiques

La plaque magnétique ressemble à un TED, mais son aimantation multipolaire lui donne une grande puissance au contact. On la place en sortie de convoyeur, de vibrant ou de goulotte, sous un produit qui tombe ou glisse. La piste magnétique sert à construire des convoyeurs magnétiques, qui entraînent les pièces métalliques le long d’une ligne.

Le séparateur à courants de Foucault, pour l’aluminium et le cuivre

Le séparateur SMNF éjecte les métaux non ferreux du flux, à partir d’une granulométrie de 3 à 4 mm. Seuls l’inox et les fils de cuivre très fins lui échappent. Il demande un produit étalé en une seule couche et totalement débarrassé des ferreux. Nous le proposons donc toujours avec un plan vibrant AV, qui étale la matière, et à un tambour DT en sortie, qui retire le fer avant l’entrée dans le SMNF.

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Séparation en conduite : purifier les poudres et les granulés

Barreaux et grilles magnétiques, les plus puissants

Les barreaux magnétiques sont nos articles les plus demandés, dans tous les secteurs : plasturgie, bois, agroalimentaire, médical, chimie. Ils peuvent dépasser 13 000 gauss. Une grille n’est rien d’autre qu’un assemblage de barreaux dans une structure ronde ou carrée, sur un ou plusieurs étages, et nous en proposons dans tous les formats.

  • La grille GDS est la plus simple, avec en option une double chemise pour un nettoyage rapide.
  • La grille GDC comporte un ou plusieurs tiroirs et accepte des brides d’entrée et de sortie différentes, rondes ou carrées.
  • La grille GCA se nettoie automatiquement. Ses tiroirs s’ouvrent en décalé, ce qui retire les ferreux sans arrêter la production. Elle convient aux lignes en continu très chargées en ferreux.

Les conduits magnétiques DMC et DMR

Les conduits magnétiques s’insèrent directement sur la ligne. Ils atteignent environ 5 000 gauss en version néodyme et 1 500 gauss en version ferrite. Le conduit DMC retient les ferreux sur un noyau central. Le conduit DMR les capte sur des portes magnétiques placées le long du conduit, avec en option des doubles portes pour un nettoyage rapide. En version standard, les deux se nettoient à la main. Le DMC existe aussi avec un noyau électromagnétique à nettoyage automatique. On les monte le plus souvent à la verticale, sous un produit en chute, mais ils fonctionnent aussi à l’horizontale sur des lignes en aspiration.

Le filtre magnétique, pour les liquides

Pour les liquides, les émaux ou les barbotines céramiques, le filtre magnétique retient les particules ferreuses sans interrompre la production. On le trouve surtout dans l’agroalimentaire, la chimie et la céramique.

Le détecteur de métaux, dernière sécurité de la ligne

Un aimant ne retient pas l’inox, l’aluminium ou le cuivre. Le détecteur de métaux, lui, repère tous les métaux. Ce système électronique existe en version plaque, avec le MDE, ou en version tunnel, avec les MDY et MDG. Quand il détecte une pièce, il arrête la ligne, l’opérateur la retire et relance la production. Pour les lignes en conduite, le détecteur MDT va plus loin : il dévie automatiquement les métaux détectés, sans arrêter la production.

Aimant et détecteur travaillent donc en équipe. Un TED ou un DMO placé en amont retire les ferreux, et le détecteur n’arrête plus la ligne que pour les rares pièces non ferreuses. Les détecteurs de métaux sont particulièrement répandus dans les carrières.

Bien dimensionner son séparateur

Pour choisir le bon appareil et la bonne puissance, nos technico-commerciaux ont besoin de quelques données sur votre installation :

  • le type de produit, sa densité, sa température et son humidité ;
  • le débit, en tonnes ou en mètres cubes par heure ;
  • la largeur de la bande et sa vitesse, ou le diamètre du conduit ;
  • la granulométrie, en millimètres ;
  • la hauteur maximale de la couche de produit ;
  • le type et la taille des métaux à éliminer.

Avec ces éléments, nous vous proposons la solution adaptée, en standard ou sur mesure. Chaque appareil est livré avec son manuel d’utilisation et d’entretien.

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